Comment reprendre ? Comment commencer ?
Au moment de m'atteler à cette nouvelle newsletter, je cherche les notes prises, les débuts de textes rédigés mais je ne retrouve rien. En fait tout ça n'a pas existé.
Mais que s'est-il passé ces quatre cinq derniers mois ?
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Effectué :
- Cuire du maquereau au barbecue.
- Faire pousser des radis (comestibles).
- Me faire examiner la prostate dans le respect des gestes barrières : elle est souple.
- Faire des pancakes et du riz au lait.
- enregistrer une cassette compilation pour les vacances familiales (notre autoradio possède un lecteur cassette, quel format formidable). Mon astuce retromoderne : préparer ma playlist sur spotify et brancher mon vieux magneto sur l'ordi pour l'enregistrer (voici la face A et voilà la face B pour une C90).
- Nettoyer la voiture. Cela n'arrive qu'au maximum une fois par an : j’amène le Kangoo à La Cool Douche.
- Faire germer des graines. Je suis maintenant l'heureux papa d'une douzaine de bébés tamariniers qui deviendront grands et forts.
- Avoir des coups de soleil (involontairement).
Resté dans le domaine du potentiel :
- Acheter des huîtres (pas pour moi).
- Écrire une nouvelle pornographique (pourquoi pas ?).
- Regarder Midsommar (contre l'avis général).
- Faire du pain à la cocotte ou un gâteau (mais il faut ensuite faire la vaisselle).
- Fabriquer un nichoir à oiseaux (couper, du bois, c'est fatiguant).
- Finir le Scotch & Penicillin #22 (ah ah ah, soyons sérieux deux minutes).
- Écrire une newsletter par semaine (l'important c'est d'y croire).
Autres informations notables à porter à votre connaissance :
- Pendant le confinement, en courant très tôt le matin (dans ma zone réglementaire d'un rayon de 1 km), j'ai vu voir dans le ciel un grosse trainée lumineuse, comme une trainée d'avion mais à la vitesse d'une étoile filante... Tout porte à croire qu'il s'agissait d'un bolide se désintégrant dans l'atmosphère comme on peut maintenant en voir sur youtube grâce aux dashcams. S'il vous arrive la même chose sachez que vous pouvez consulter (et compléter) une base de données mondiale des observations de bolides.
- Quitte à lever le nez, j'ai également pu voir la comète Neowise :
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Lectures
J'ai suivi (partiellement) vos conseils pour mes dernières lectures :
- Je suis une école, de Boris Charmatz : je pioche dedans par intermittence mais comme je lis principalement le soir, ce livre -très théorique- me tombe un peu des mains. Je le reprendrai.
- Plates bandes, de Jean-Christophe Menu : ce livre est actuellement dans mes toilettes (ceci est un fait, pas un jugement de valeur) et je pioche un chapitre de temps en temps. C'est historiquement intéressant mais aussi parfois complètement caduque lorsque l'on sait ce qu'est devenu l'Association quelques années plus tard.
- Au delà de la pénétration, de Martin Page : énorme déception que ce livre. Le propos est plein de promesses mais j'ai vraiment détesté le style. La dernière partie compilant des témoignages est vraiment beaucoup plus riche et intéressante que le reste du bouquin.
- Mort aux ramones, de Dee Dee Ramone : je crois que je tiens là le pire livre de ma bibliothèque. Je n'ai pas le souvenir d'avoir jamais lu un truc aussi exécrable. Ces mémoires ne sont que les jérémiades d'un junkie aigri. Tout ça n'a absolument aucun intérêt.
La traduction est torchée et nous gratifie d'un "Faites pas chier avec les traductions des textes des chansons. si vous croyez que c'est facile... (NdT)". Même Virginie Despentes a un loyer à payer.
Conclusion : même le Peter Hook sur New Order était mieux, c'est dire le désastre.
Vous les avez élus mais je ne les ai pas encore lus :
- Limonov d'Emmanuel Carrère, mais j'ai par contre lu le recueil de textes Il est avantageux d'avoir où aller (où il est également question de Limonov, d’ailleurs récemment décédé).
- Lettres à Théo, de Vincent Van Gogh. Franchement, celui là je ne le lirai jamais. JAMAIS !
- Les années d'extermination (l'Allemagne nazie et les Juifs) de Saul Friedländer : je n'avais vraiment pas la force mentale de m'y atteler. Je reste démoli par Si c'est un Homme.
- Des hommes justes, de Ivan Jablonka : après le Martin Page, je voulais lire autre chose. Ce sera pour plus tard.
- Article 353 du code pénal, de Tanguy Viel : je l'ai pris sur l'étagère et puis je l'ai reposé. Il reste dans la course et sera en haut de pile.
J'ai aussi lu :
- Comme indiqué plus haut, j'ai passé le confinement avec Emmanuel Carrère. Le problème des recueils de textes est qu'on y choppe vite les gimmicks et les lubies des auteurs. J'ai vite oublié la plupart des textes lus (c'est de ma faute plus que la sienne) mais j'étais bien content de lire son enquête à la recherche de l'Homme Dé (lu il y a bien longtemps).
- L'Homme qui aimait trop les livres, d'Allison Hoover Bartlett. C'est comme une série Netflix : c'est souvent trop long, mal fichu et plutôt creux, mais ça passe le temps. En fait je pourrais vous parier qu'on va finir par retrouver cette histoire en série documentaire...
- Stockholm 73, de Daniel Lang : à l'origine du fameux syndrome, un hold-up qui finit en huis-clos dans un coffre-fort. Le bandit qui se déguise et qui prend des accents, les actions policières tellement absurdes et maladroites font que c'en est presque drôle... Le livre est à la base un long article qui raconte chronologiquement l'affaire (comme un Faites entrer l'accusé). A lire pour l'histoire étonnante plus que pour l'amour des belles lettres. J'allais ajouter que là encore, j'étais étonné qu'on n'en ai pas encore fait un film mais google m'indique qu'en fait, si, c'est déjà fait (pas vu, donc).
- Autre lecture de toilettes : La Classe Américaine, le scénario du flim de Michel Hazanavicius et Dominique Mézerette. Présenté sous la forme d'un classique Larousse, l'objet est super bien fait avec des gags dans chaques coins qui m'ont rappelé la lecture des Dingodossiers. Pour les fans mais très drôle.
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QUI VA BIEN
La période de confinement m'a donné l'envie de concrétiser un projet d'édition que j'avais dans un coin de tête depuis plus de vingt ans.
Entre août 1998 et mai 1999 j'ai effectué mon service militaire. J'avais un petit appareil photo qui logeait parfaitement dans la poche à munitions de mon uniforme et j'ai pu documenter (discrètement, tel un agent double) ces dix mois sous les drapeaux. Je me suis rendu compte que le protocole et les procédure militaires pouvaient parfois être rapprochées de certains aspects de l'art conceptuel par leur absurdité et leur absence de finalité autre que formelle.
QUI VA BIEN* catalogue ces rapprochements entre Histoire de l'Art et Défense nationale.
Pour le moment, ce livre n'existe que sous forme numérique, sans diffusion. J'envisage d'en faire un petit tirage mais des questions légales sont tout d'abord à régler. En effet, les photos en noir et blanc sont issues de recherches documentaires et aucune déclaration n'a été faite aux auteurs et gestionnaires. L'ADAGP veille au grain et pourrait me réclamer des droits.
Pour rester dans la légalité je pense donc redessiner toutes les œuvres originales (ce qui va me prendre un certain temps... l'été n'est pas fini). Vous trouverez donc ci-dessous des extraits de la version d'étape, à titre d'information.
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*Dans l'argot militaire, l'expression "Qui va bien" signifie que la chose convient, qu'elle répond à ce que l'on attend d'elle (réf.).
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Quelques liens pour finir...
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